"Ici, personne n'arrivait jamais par hasard. Car, ici, c'était le bout du monde, ce sud extrême du Chili qui fait de la dentelle dans les eaux froides du Pacifique. Sur cette terre, tout était si dur, si désolé, si malmené par le vent que même les pierres semblaient souffrir. Pourtant, juste avant le désert et la mer, une étroite bâtisse aux murs gris avait surgi du sol : la ferme des Poloverdo."

Paolo est un enfant sauvage. Il vit comme une bête dans une ferme misérable et isolée du sud de la Patagonie, avec ses parents qui ne s’occupent pas de lui. Un jour, un homme arrive jusqu’à la ferme. C’est Angel Allegria, un truand, un escroc, un assassin. Il tue les parents de Paolo, mais un sursaut de sa conscience l’empêche de tuer Paolo. L’assassin s’installe dans la ferme, refuge idéal pour un homme traqué par la police. Contre toute attente, une relation complexe naît entre lui et l’enfant. Ils s’apprivoisent. Lorsqu’un autre voyageur arrive, l’équilibre est rompu. Mais pour Paolo c’est le début d’un apprentissage de l’existence qui se fera au gré d’un voyage vers la ville et d’autres rencontres humaines. 

 

Je n’avais pas de projet très précis lorsque j’ai commencé à écrire, seulement une image forte qui a été la matrice du reste : deux silhouettes marchant sur une terre plate, ventée, hostile. L’une des deux était massive, grande et brutale. L’autre était frêle, chétive et innocente. J’ai pensé que cette terre sans fin sur laquelle ces personnages marchaient était un bout du monde. Depuis mes rêveries d’enfant devant les planisphères et depuis mes lectures de la poésie de Pablo Neruda, le symbole de ce bout du monde était pour moi le Chili. La superposition du décor et des personnages a déclenché l’écriture de ce roman. 

 

 

Ce roman (devenu selon certains un classique de la littérature jeunesse) n'avait encore jamais fait l'objet d'une édition en poche. 

Après 14 années de vie en grand format, voilà qui est fait : Bayard le propose dès septembre 2017 sous une couverture renouvelée, signée Florent Grattery. 

Quelques unes des nombreuses traductions du roman.


Une adaptation en images

 

 

 

Vous pouvez trouver cette merveilleuse adaptation des Larmes de l'assassin sous forme de roman graphique, réalisée par Thierry Murat et publiée chez Futuropolis. 

 

Thierry Murat a librement adapté le texte, et il en fait un très beau livre personnel, dans lequel je me suis cependant reconnue. 

 

Il a travaillé seul ; il m'envoyait ses planches au fur et à mesure. 

Je disais toujours que c'était beau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c'était vrai !